
Me voila en octobre ! Le temps et le voyage passent vite. Je suis ravie de ma premiere decouverte du Cambodge, pays que je n'avais pas forcement songe a visiter a mon depart. C'est etonnant a dire, mais j'apprecie une fois de plus, de voyager dans un pays pauvre. J'aime la brousse, les pistes de terres rouges, les marches poussieres, les rencontres sont au combien sympathiques, sinceres et enrichissantes.

J'ai de jolis souvenirs au Cambodge : une pluie diluvienne passee sous la bache d'une groupe de musiciens handicapes qui m'offrirent l'abri ; mes trois copines Vattey, Silen et Sreymeas, cusinieres et gerantes du petit restaurant "Dalin", avec qui je fis la fete le soir et bus ma premiere Coconut fraiche a la paille ; les beaux foulards kmer 'krama' en vichy, qui servent de jupe, de protege-soleil, de coupe-froid, de couvre chef, de chiffon ; les maisons

sur pilotis ; les maisons coloniales avec leurs plaintes en broderies de bois ; les shops de rue ; les vendeurs a bicyclette ; les buffles d'eau qui affectionnent leur baignade en grignotant les rizieres ; les palmiers, les bananiers, les cocotiers ; les couleurs eclatantes du vert des terres et " Le bleu du ciel".

Droles d'anecdotes aussi... en voila une : Partant diner un soir tardivement, je commande une salade thai au boeuf et d'autres intitules, dont je ne comprends pas le sens. Le serveur me decrit le contenu comme quelque chose que l'on trouve dans les arbres, je me lance, confiante. Ma salade arrive, dans l'obscurite de la nuit, je n'y vois rien, constate juste qu'elle est fortement epicee. Puis je trouve une petite fourmi dans mon assiette, puis une deuxieme et m'etonne. Le resto me parait clean. Aux trois quart de mon assiette et apres une troisieme fourmi, un doute m'assaille, munie de ma lampe de poche (solaire 'nature et decouverte'), je decouvre ma salade ... aux fourmis rouges !!! Je piaffe de rire toute seule et un peu jaune, je n'arrive plus a continuer, et me sens comme envahie de sensations fourmillieres. Le lendemain, j'aurais deux severes piqures de grosses fourmis aux pieds et je me demande si ce n'est pas la, la vengeance des cousines de celles de mon assiette, foudroyees par la sauce pimentee avant que je les ingurgite!

Je repars vers le Vietnam, quatorze heures de bus me separent de Saigon, d'ou je reprendrais le voyage vers le nord. J'ai fait le plein d'energie, de soleil et de bonne huneur, et me sens heureuse.
Cecile,
RépondreSupprimerTa maman et Sophie m'ont informée et raconté tes aventures samedi dernier, lors de la Marche des Maladies Rares pour le Téléthon. Grâce à Sophie, j'ai découvert ton blog. Je suis très heureuse que tu réalises ce projet et que cette expérience soit riche en rencontres, découvertes, réflexions, confrontations avec d'autres cultures, voyages.... qui m'intéressent beaucoup. Merci de nous la faire partager !
En région parisienne, malgré les décorations de Noël, l'ambiance est plus morose : galères liées à une tempête de neige, transports en commun souvent perturbés, etc... Il vaut mlieux regarder plus loin ! Chantal