vendredi 22 octobre 2010

a propos de photos...

Mea culpa, suite a quelques virus passant des ordinateurs publics a mes cartes memoires, je ne parviens plus a ouvrir certains fichiers... j ajouterais qq cliches a mon blog des que cela me sera possible. c est quand meme plus attrayant un blog avec des photos...
bises a mes quelques lecteurs ! Cecile.

En route vers la frontiere

Difficiles derniers jours, de bus en bus, suivant d'interminables intermines travaux, qui n'en finiront jamais au regard d'une organisation qui semble folle. Si aux abords des sites touristiques, les Caterpillars creusent et ramassent ; a la campagne, la pierre se casse a la main, a la masse et a la sueur. En raison de fortes pluies, les routes sont de boue, parfois il faut pousser le bus sous la pluie qui continue, parfois, je me sens une petite montee d adrenaline aux abords du fosse, constatant le vehicule qui patine a un metre de la...

En milieu rural, je decouvre un pays encore en voie de developpement, souvent miserable a mes yeux, bien loin du faste des grandes villes. La Chine reste un pays bien mysterieux et je suis en difficulte pour m'en faire une idee, peut etre par manque d'echanges sinceres en chemin. Si d'un cote, j'ai pu trouver de nombreux sourires et saluts, c'est aussi la que j'ai pu me sentir isolee et bien seule. En cas de malhonnetete et de difficulte, je fus seule malgre nombre de personnes autour de moi, vers qui je me suis tournee pour demander de l'aide. Je n'eus que detournements de visages silencieux. Pays de censure et de controle ; je realise les dangers d'un tel gouvernement, d'une "education" si l'on peut appeler cela ainsi, sans horizon et sans ouverture.

Je quitte la Chine un peu soulagee par la frontiere d'Hekou, a pieds. Le Mekong faisant office de frontiere, je traverse le pont jusqu'a Lao Cai : Bienvenue au Vietnam !

vendredi 15 octobre 2010

Yunnan

Apres les grandes villes de Beijing, Xian et leurs environs, je file pour la deuxieme quinzaine chinoise, a 38 heures de train de la, direction le Yunnan. Je reve de The, je pars a la decouverte du pays qui m'abreuve chaque matin !

Cette fois-ci, je me saisis pour mon trajet en train vers Kumming, de l'avant derniere place en "softbed", la classe la plus chere. Bien que parfois aventureuse, je suis frileuse face a deux nuits consecutives en hard seat, et largement prete a payer les vingt dollars supplementaires.


Yunnan du Nord

De Kumming, je me dirige vers le nord de la region et passe en demarrant de Lijiang, une premiere semaine de montagne nature, villageoise et d'air frais. Je profite des pommes et noix cueillies ou ramassees chemin faisant le long des "Gorges du tigre", dont j' admire les falaises vertigineuses ou serpente en contrebas le fleuve jaune. A l'arrivee, la ville de Shangri La, pour sentir le temps d'une journee l'atmosphere des montagnes tibetaines, les temples colores de drapeaux a prieres, encenses. La Chine m'apparait tres differente, les gens sont plus tannes, le physique change, le climat et l'air aussi. On oscille entre pluie et beau temps, chaleur du soleil et fraicheur. La montagne est gigantesque, avec les cultures en etages. Les femmes portent des habits traditionnels colores, qui me font penser un peu a l'Amerique latine, du rose eclatant pour les coiffes en exemple. Bouddhisme et islam cohabitent bien semble t il.


Yunnan du Sud

Apres une semaine d'altitude, retombee dans les chaleurs en arrivant a Jinghong pour une promenade dans la jungle, aux abords de la frontiere birmane. La ville reste animee la nuit, les gens s'y retrouvent entre amis, seul moment finalement ou la temperature est agreable; les barbecues s'activent sur les trottoirs.
Ici les gens n'ont plus du tout l'air chinois, plutot indien. Les visages sont plus fins, la peau tres mate. Les hommes s'habillent de tissus dont ils font de fameux larges pantalons. Les melanges de cultures et d'origines sont de plus en plus palpables, pourtant nous sommes toujours en Chine officiellement, quel vaste pays!

La flore est impressionnante, luxuriante, abondante en fruits et en fleurs sauvages. Pour l'anecdote, le Yunnan qui presente donc un climat particulierement propice a l'agriculture ferait je crois le bonheur de plus d'un bandit : les vallees regorgent de champs de mais, d'arbres a fruits , de legumes, ainsi que de fleurs et de papillons.... mais egalement, je realise un jour que ce qui me semblait etre "une mauvaise herbe" poussant ici a tout va, est en fait arbre a cannabis !!! Je me promene donc en foret Marijuana, tout en gardant l'esprit clair malgre l'air embaume.




Beijing - Xian

Beijing - 9 aout 2010
Kilometres de rails derriere moi, j'acheve le long voyage "trans" - transsiberien, transmongolien. Me voila un peu dans l'emotion.
Melee humaine, melee touristique, Cite interdite, Palais d'ete, ruelles Hutong, marches, Mao, boutiques chics ou touristiques, velo.
Gastronomie nouvelle qui demande bravoure : l'insecte sera commun en Asie, scorpions, larves, araignees etc...
On se perd dans le monde entre deux cliches pour des touristes chinois revant d'une pause aux cotes d'occidentaux ...!
Bouffee d'air (chaude), le temps d'une petite marche et d'une nuit du haut de la -mythique, grande muraille.

Xian
Toujours dans un flot de touristes chinois, les rencontres se font plutot aupres d'autres voyageurs, compatriotes ou europeens. Sympathiques echanges, invitations pour les prochains voyages ou vacances. Facebook : agenda merveilleux du voyage pour se retrouver plus loin, se donner les bons tuyaux. Nora, Ben, Lulu, Ulises et tous les autres, que de bons moments !

Bien sur l'armee des soldats de terre cuite. Grace a mon voyage, je decouvre peu a peu les fameuses merveilles du monde, meme si les plus cachees sont mes preferees.
Avec Thibaut deja croise a Ulan Baatar et rencontre de nouveau en gare, nous affrontons les montagnes sacrees de Hua Shan, toujours dans la bonne humeur...meme si le si fantastique lever de soleil depuis les pics atteints fut ... brumeux, pluvieux.

Chine

De facon improvisee, en pleine melancolie - Mongolie, je saute du train a Datong - Province du Shanxi (Chine), l'arrivee a Beijing est reportee de quelques jours.
A Datong, je visite les grottes de Yungang, ornees de plus de 50 000 statues et immenses bouddhas (le plus haut s'eleve a 17 metres), sculptes a meme la paroi rocheuse ; ainsi qu'celebre monastere suspendu, a flanc de falaise.
Premiers jours de delices de la fameuse gastronomie chinoise : fondue, barbecues de rue, sauces aigre-douces ... malheureusement, estomac et papilles se lasseront vite du fri, du piment, du glutamate.
Datong est accueillante, souriante, vivante, animee.

Le 8 aout, quittant Datong, je demarre mon experience ferroviaire en Chine pour rejoindre Beijing. J'emprunte un train de nuit et me saisis d'une place economique dite "hard seat". Il y a du monde a la gare et les gens font la queue pour le controle des tickets une heure avant. Il faut jouer des coudes pour avancer dans la cohue. Passe les controleurs, les gens se mettent a courir vers les Wagons... il me semble pourtant que les places sont attitrees par numero ?!? Ni une, ni deux, j'imite la foule et coure m'installer sur mon siege. Un homme m'aide a hisser mon sac au dessus de ma tete. Plutot chanceuse en fait, trois minutes apres, le wagon est bonde, sature. Je comprends que bonne partie des gens n'ont pas de place assise. Je me demande quel tarif est attribue pour un voyage de six heures, de nuit, debout ...? J'apprendrais plus tard que le prix est le meme que pour une place assise : surprenant ! Je regarde une vieille dame en face de moi et me dis que de tels deplacements doivent etre bien durs avec l'age qui passe. Puis une question idiote me vient a l'esprit : Ou sont les toilettes ? J'ai l'impression que chaque recoins du train est investi par les passagers qui s'ajoutent a chaque arret en gare... il faudra s'en passer.
Les hotesses bousculent les gens fatigues, aux traits tires, dans un sens, dans l'autre pour vendre quelques fruits ou des toupies electriques qui font un rafus considerable et clignotent (qui pourrait bien vouloir d'un tel shopping dans un tel moment d'inconfort ...???). J'admire une jeune mere qui ne faiblira pas du coude des heures durant, son bebe dormant a poings fermes dans ses bras. La derniere heure est penible. Il fait chaud, trop de monde, les hommes fument, impatiences ... j'ai besoin d'air.
Arrivee a Beijing a 5h02, l'air est etouffant, ville sous nuages !