Je me sens melancolique de quitter ce pays, la marche y fut fantastique. Je croyais rever chaque jour, les paysages, les rencontres humaines. Etre appelee a la yourte et s'y arreter etait chaque jour une aventure. Trouver sa place, partager. Aussi l'espace naturel et la force qu'il impose, la halte qu'il oblige. Les orages, la pluie, le soleil, la chaleur, la lumiere et l'obscurite. C'est rassurant de se sentir si petite dans l'immensite, et le monde qui continue de tourner. Malgre tout.
jeudi 23 septembre 2010
Mongolie
Je me sens melancolique de quitter ce pays, la marche y fut fantastique. Je croyais rever chaque jour, les paysages, les rencontres humaines. Etre appelee a la yourte et s'y arreter etait chaque jour une aventure. Trouver sa place, partager. Aussi l'espace naturel et la force qu'il impose, la halte qu'il oblige. Les orages, la pluie, le soleil, la chaleur, la lumiere et l'obscurite. C'est rassurant de se sentir si petite dans l'immensite, et le monde qui continue de tourner. Malgre tout.
A dos de chameaux
Nous longeons toujours la dune de Khargorin, tandis qu'a notre droite la verdure se transforme peu a peu en aridite, laquelle se trouve parsemee d'une herbe calvitienne et de touffes de plantes piquantes et croquantes que nos chameaux semblent particulierement affectionner... Ils ne boivent pas durant trois jours et la rumeur court que cet animal pourrait passer quatorze jours dans le desert sans boire la moindre goutte d'eau, quelle etonnante constitution !
Le jour de notre retour, Botsboir nous arrete aupres de l'un de ses troupeaux et nous assistons au spectacle de la capture de l'une de ses betes. Il l'approche et commence un jeu d'approche et d'evitement entre lui et l'animal. Il parvient en douceur a passer son bras autour du cou de la bete, de facon nette, precise et calme. Un ultime combat plus offensif lorsque Botsboir decide de passer une laniere aux nasaux de la bete. Cette derniere en defense et signe de mecontentement, lui crache toute l'herbe longuement premachee au visage et se demene pour echapper a l'assaut, en vain. L'homme a le dessus.
(...)
Gobi Desert
Apres des echanges qui sonnent bien, nous decidons de partager un vehicule pour se rendre a la reserve Saikhan Gurvan. Je leur fais part de mon reve d'aller a dos de chameau afin d'avancer le long de la dune qui entoure le desert de sable. Tous sont partants pour une telle aventure.
Vers le desert
Marche dans l'Ovorkhangai
"Samedi 17 juillet
Belle journee de marche, il fait chaud le matin et orageux en apres-midi. Un eclair ne tombe pas loin et nous faisons une halte aupres d'adolescents qui nous helent de leur yourte au moment ou la pluie se met a tomber. Ils nous offrent un bol d'airag, le lait de jument fermente auquel je ne parviens a m'habituer. Son aigreur ne reussit pas a seduire mes papilles... Nous reprenons la route une bonne heure plus tard, avec l accalmie du ciel. Apres une heure et demie de marche, nous sommes a nouveau appelees a rejoindre une yourte ou nous acceptons l'invitation d'y passer la soiree. Nous somm
Ce soir la, apres l'orage, les nomades nous appelent a sortir de la yourte pour admirer la nature : la lumiere du coucher de soleil est fantastique et l'arc en ciel extra-ordinaire, entier. Emotions.
A pied, tout est autrement, la marche prend tout son sens dans la rencontre humaine qu'elle permet. Je pense que ce creux de vallee est un veritable tresor, aux pieds de l'arc en ciel."
Kharkhorin
Ce sont de tels problemes qui amenent, entre autres, les nomades a rejoindre les abords des villes, par trop perte de leurs troupeaux, demunis de leur moyens.
A Kharkhorin, visite d'un monastere ou vivent des moines bouddhistes. Une celebration y debute, tous les moines se rassemblent, chantent et jouent d'instruments a vent ou de percussions. Tout est tres esthetique, le rouge et le dore des tissus, les voix, les instruments, les offrandes de fruits, de bonbons, de chocolats, l'encens et d'immenses vases d airag, le lait de jument fermente. Tout est autour des sens, l'ouie, l'odorat, la vue, le gout, le toucher. Des peintures murales et des peintures sur soie recouvrent le moindre centimetre de mur ou de plafond, tout est tres colore.
mercredi 22 septembre 2010
Coupe du monde !
Naadam, UB.
Le Naadam est la fete nationale mongole, qui se deroule en general du 11 au 13 juillet, parfois plus tard a la campagne. Les gens se retrouvent en famille, entre amis. Ils participent ou assistent a trois principales activites : la lutte, le tir a l arc et les courses de chevaux.
Le dimanche 11 juillet, les festivites demarrent sur Subaatar Place, orchestre solennel et garde cavaliere defilent jusqu au grand stade. Il est plein a craquer et les gens sont equipes de parapluies, pour se proteger du soleil d abord, puis de la pluie, qui s'abat sur la foule en fin de matinee.
Armee, police et garde cavaliere se rejoignent sur la pelouse en suivant des choregraphies de lutte martiale, des exhibitions de tir a l'arc et de galops. Des parachutes s elancent du ciel avec en toile des drapeaux. Le stade chante d'une seule voix l' hymne national et le president s'exprime. Puis tres vite, commence une longue procession de sponsors... qui n'en finit pas et semble faire partie integrante de la ceremonie, et la cloture finalement. Surprenant et un peu decevant. Les epreuves de lutte demarrent ensuite, plus tard j' assisterai a l'arrivee d'une course de chevaux en campagne, et egalement a un defile de costumes traditionnels, tres beau, haut en couleurs, tissus et attributs, qui permettent de reconnaitre les origines ethniques et la situation sociale de chaque individu. On mange des plats traditionnels, tels des beignets de moutons.