jeudi 23 septembre 2010

Mongolie

Je retrouve mes compagnons du Gobi a Ulan Baatar apres avoir fait une halte sur le retour a Mandalgovi, ville tranquille desert-desertique a mi-chemin entre Dalanzadgad et la capitale. Puis je monte a bord du train qui doit m'emmener jusqu'en Chine. C'est dur de me retrouver seule. Dans mon compartiment, d'autres voyageurs mais les affinites ne viennent pas de suite. Je dors beaucoup, c'est comme si me tombait dessus toute la fatigue physique des dernieres semaines de marche, de caravane, de bus chaotiques, de chaleur, d'aventure. Je leve une demi-paupiere de temps en temps pour contempler une derniere fois les immensites de la Mongolie.


Passage des frontieres sans histoire, j'etais allee auparavant faire aposer la signature manquante a mon visa mongol, au consulat ;-). C'est la nuit, les policiers passent dans les compartiments relever les passeports qu'ils nous ramenent peu de temps apres.



Je me sens melancolique de quitter ce pays, la marche y fut fantastique. Je croyais rever chaque jour, les paysages, les rencontres humaines. Etre appelee a la yourte et s'y arreter etait chaque jour une aventure. Trouver sa place, partager. Aussi l'espace naturel et la force qu'il impose, la halte qu'il oblige. Les orages, la pluie, le soleil, la chaleur, la lumiere et l'obscurite. C'est rassurant de se sentir si petite dans l'immensite, et le monde qui continue de tourner. Malgre tout.


La Mongolie laisse, c'est sur, de grands souvenirs.

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