A Ulan Baatar, je rencontre un contact, Byamba. Mongole, elle a 40 ans, travaille en province la semaine et rejoint la capitale le week end. Elle me presente sa famille chez qui je serais hebergee quelques jours. Sa soeur et l epoux de celle-ci qui est coreen, sont locataires d un trois pieces eloigne du centre. Ils ont deux petits en bas age; Byamba et l une de ses nieces etudiantes, occupent une chambre que je partagerais avec elles.
Byamba evoque le salaire moyen mongol d environ 300 dollars, qui stagne, et le cout de la vie quotidienne qui augmente chaque annee, les premieres manifestations sociales de la population depuis peu.
UB n est pas tres jolie. Blocs d immeubles sovietiques et sans charme. Absence de toute harmonie architecturale. Beaucoup de batiments sont a moitie construits, les travaux sont arretes en court. En exemple, un hotel Hilton laisse en plan il y a quelques annees, les piliers se delabrent peu a peu, et les grues demeurent a cote. Le cote nature des temples surprend au milieu de la ville qui s est construite autour.
En centre ville, le department state store trone, des clips publicitaires defilent sur un ecran geant, des 4*4 circulent. Selon Byamba, un grand fosse se creuse entre classes aisees et demunies.
Les yourtes aux abords de la ville s accumulent. Les nomades rejoignent la capitale esperant y trouver emploi. Des detritus entourent UB, le traitement des dechets n etant pas organise ici, faute de moyens.
Ici, a la capitale, les gens parlent un peu anglais, cela facilite les echanges. La ville est remplie ces jours-ci, en preparation du Naadam, la celebre fete nationale. Les pickpockets sevissent aupres des touristes dans la foule, j y laisserais mon baladeur mp3... et balancerais mon sac a main dans la figure d un second voleur m ayant adresse un doigt d honneur apres que je l ai surpris la main dans le sac justement .... non mais oh !
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